Home»News by Country»France»Madiara, tué devant son lycée: "Mon pote est mort pour une rivalité stupide"

Madiara, tué devant son lycée: "Mon pote est mort pour une rivalité stupide"

0
Shares
Pinterest Google+

Un jeune lycéen de 17 ans a été tué ce lundi à l’arme blanche devant son établissement parisien, à l’heure de la pause déjeuner. Les habitants du quartier évoquent un règlement de comptes entre bandes rivales du quartier.

“Ils se sont bagarrés devant ma porte, et le jeune garçon est allé mourir là-bas”. Encore sous le choc, une habitante d’une cinquantaine d’années pointe du doigt un angle entre deux immeubles. Seul stigmate de l’agression mortelle: un pot de fleur cassé, la terre tombée sur les pavés de cette ruelle du 20e arrondissement de Paris. “En passant la tête par la fenêtre, j’ai vu le corps par terre. Puis un autre garçon s’est enfui avec un couteau ensanglanté à la main. Des filles pleuraient. C’était la panique”, témoigne une autre riveraine. 

Ce lundi, Madiara, 17 ans, a été victime d’un supplice d’une violence inouïe. A l’heure de la pause déjeuner, entre 12h45 et 13h15, le jeune homme est pris à partie par un groupe d’individus devant le lycée Charles-de-Gaulle, où il est scolarisé en terminale bac pro commerce. Les coups de poings s’échangent avant que les agresseurs ne sortent des couteaux. Selon une source policière, Madiara est poignardé à plusieurs reprises, notamment au niveau du flanc gauche. Il décède sur place, à l’arrivée des secours. Ses bourreaux sont toujours activement recherchés. 

“Ils l’ont abandonné sur la chaussée”

L’un des proches de Madiara fulmine: “Ils l’ont abandonné sur la chaussée. Les gens racontent qu’il a retiré lui-même un couteau de ses côtes avant de mourir.” Le parquet de Paris a immédiatement ouvert une enquête pour “homicide volontaire”, confiée au deuxième district de la police judiciaire parisienne. “Les témoins de la scène sont pour l’instant peu bavards. Mais tout converge vers un groupe d’agresseurs plutôt réduit, au nombre de deux”, explique une source proche de l’enquête. 

Réticents à se confier aux enquêteurs, les jeunes du quartier se montrent plus prolixes au détour de conversations informelles. Plusieurs d’entre eux évoquent un règlement de comptes entre bandes rivales: d’un côté, celle des “Arcades Paganini” du 20e arrondissement, à laquelle appartenait Madiara, et celle de “La Passerelle”, dans le 12e arrondissement, à laquelle appartiendraient les auteurs de l’expédition punitive. 

La rue de Ligner, à Paris, où l'agression a eu lieu ce lundi.

La rue

Article source: News Source

Previous post

VIDEO. Carambolage sur l'A13, dans les Yvelines : 79 personnes prises en charge dont 5 blessés graves

Next post

Mao Péninou: « Hamon doit se rallier à la candidature de Macron »