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Hamon : après la primaire, une journée pour passer la seconde

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Une journée de passée, une semaine à tenir. Au lendemain de son large succès face à Manuel Valls (58,71 % contre 41,29 %) au second tour de la primaire organisée par le PS, Benoît Hamon a commencé son travail de «rassemblement» : mains tendues à sa gauche, passage obligé à Matignon, coups de fils et entretiens avec la direction du PS. Le tout pour lancer sa campagne et démarrer avec un discours d’investiture, dimanche à Paris. Retour sur les premières vingt-quatre heures de Hamon candidat à la présidentielle.

Dimanche, 20h11. Avant et après la victoire

Benoît Hamon est à la Maison de la Mutualité. Son équipe de campagne l’entoure. Thomas Clay, le président de la haute autorité, n’a pas encore annoncé les résultats officiels. Mais sa victoire ne fait plus aucun doute. Hamon ne s’enflamme pas. Il confie à Libération : «Attendez, la victoire n’est pas encore actée.» Puis il ajoute : «Non, mais en vrai c’est fou, c’est même extraordinaire. Si je dois retenir une chose de cette campagne, c’est la force des jeunes. J’ai fait le pari de les mettre au centre de ma campagne et ça a marché.» Une petite heure passe. Benoît Hamon monte sur scène après un échange au téléphone avec François Hollande. «Je voulais que tu sois mon premier appel. Je m’inscris dans une démarche de respect et une volonté de dialogue», lui assure le candidat. Pour l’entourage présidentiel, «le sujet ce n’est plus le quinquennat mais l’avenir». Charge à Hamon de le construire intelligemment. Sur scène, l’ancien ministre de l’Education cite du Tocqueville : «Chaque génération est un peuple nouveau, c’est à vous de décider quel peuple vous voulez être.»

21h45. Cambadélis arbitre de boxe

La presse et quelques supporteurs du vainqueur se tassent dans la cour de Solférino. Une pluie fine tombe. Manuel Valls, Benoît Hamon et Jean-Christophe Cambadélis apparaissent. Une poignée de mains entre les deux finalistes. La photo est prise. Puis le premier secrétaire du PS s’intercale entre les deux. Il lève le bras de Benoît Hamon tel un arbitre après un match de boxe. Cette scène n’était pas prévue au programme. En coulisse, l’ambiance est contrastée. Un proche de Hamon : «Cambadélis et Valls ont été super classe. Par contre, tous les autres tiraient une tronche d’enterrement. J’avais le sentiment d’assister à une soirée de défaite électorale.»

22h50. La «pression» retombe

Benoît Hamon est de retour à la «Mutu». Des applaudissements. Des «Benoît Président». Des

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